Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, l’année 2025 n’a pas été une année comme les autres. Même si probablement on se le dit chaque année !
J’ai vraiment l’impression qu’un rouleau compresseur m’est passé dessus.
Ça a été une année de flottement.
Une année de battement. Une année de transition profonde.
Une année de mise au sol aussi.
Une année où plus rien ne tenait vraiment comme avant, mais où le nouveau n’était pas encore là.
Une année où mon corps, mon cœur et mon âme ont parlé plus fort que les injonctions, plus fort que la raison, plus fort que le “il faut”.
Mais ça a vraiment été une année révélatrice, l’année de mes 60 ans aussi.
Si je devais la résumer en une phrase, je dirais ceci :
2025 m’a obligée à arrêter de me trahir.
Et si je devais la recommencer à zéro, voici tout ce que je changerais
Si je devais recommencer à zéro, ce ne sont pas les circonstances que je changerais ; ce n’est pas comme ça que la vie fonctionne, on n’a qu’un seul choix : c’est de faire avec.
Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne dans la vie, et malheureusement, oui, les choses qui arrivent sont aussi là pour nous faire grandir.
Donc, je ne peux pas changer les évènements mais en tout cas je changerais ma façon d’organiser ma vie autour de choses qui comptent pour moi, qui sont mes valeurs.
Je changerais ma manière d’habiter ma vie autour de cinq grandes notions qui sont : l’amitié et le socle social, le sens de la vie, le rythme de la vie, la famille, et le côté professionnel et mission de vie.
1. La quête de sens : quand arrêter de travailler m’a fait perdre pied
Être déclarée en burn-out a été l’une des expériences les plus déstabilisantes de ma vie.
Pas seulement parce que je me suis arrêtée de travailler, mais parce que j’ai perdu, d’un coup, ce qui donnait une direction à mes journées.
Très vite, la perte de sens n’a pas touché uniquement mon travail.
Elle a débordé partout.
À quoi ça sert d’être en couple ?
À quoi ça sert d’être en vie ?
Pourquoi continuer, pourquoi faire tout ça, à quoi bon ?
Il y a eu ce moment où tout semblait trop.
Trop vide.
Trop absurde.
Comme si plus rien ne justifiait l’effort, l’engagement, l’élan.
Je me suis alors rendu compte à quel point j’avais mis le sens de mon existence dans le faire, dans le produire, dans la transmission.
Et en même temps, c’est précisément ce travail — ou plutôt la manière dont je l’abordais — qui m’avait menée à l’épuisement.
Il m’a fallu du temps pour me sentir légitime de ne plus faire.
De ne plus produire.
De ne plus servir à quelque chose.
De simplement être.
Ce qui me fait sentir vivante, profondément, ce sont les outils que je transmets depuis des années :
la santé naturelle, le pouvoir du corps à s’auto-réguler, l’homéostasie, la thérapie par le toucher, cette chaîne de femmes qui se transmettent des savoirs incarnés, de corps à corps, de cœur à cœur.
Oui, commencer le podcast, continuer le blog a du sens pour moi.
Mais j’ai dû accepter une vérité plus nuancée, plus inconfortable aussi :
👉 ce sens est à la fois choisi… et refuge.
Un refuge contre le vide.
Un refuge contre la peur de disparaître si je ne fais plus, si je ne transmets plus, si je ne suis plus utile.
Si je recommençais 2025, je me poserais beaucoup plus tôt cette question essentielle :
👉 Qui suis-je quand je ne transmets pas ?
👉 Ai-je le droit d’exister même sans être utile ?
La sortie de cette perte de sens n’est pas venue d’une réponse intellectuelle.
Elle est venue quand j’ai recommencé à prendre soin de moi de la bonne manière.
Prendre soin de mon hygiène de vie.
De mon corps.
De mon système nerveux.
De mes besoins réels, de mes envies profondes.
De la manière dont je porte ma voix.
De la manière dont je me respecte, dont je m’honore.
Cette écoute attentive que j’ai pour mes patientes, pour mes élèves.
Il a fallu que je me remette en numéro un.
Sans justification.
Sans culpabilité.
Et c’est en me traitant enfin avec respect que j’ai commencé à regarder mon quotidien avec des yeux nouveaux.
Le sens n’est pas revenu d’un coup.
Il est revenu par petites touches.
Dans le simple fait d’habiter mon corps.
D’être là, vivante.
2. L’amour et l’entourage : être aimée ou être nécessaire
J’ai longtemps cru que j’étais aimée pour ce que j’étais.
Avec le temps — et avec les épreuves — j’ai dû reconnaître une réalité plus nuancée :
je suis aussi, souvent, consommée.
Je suis hypersensible, empathique, profondément à l’écoute.
Je prends soin. J’accueille. Je comprends.
Et j’attire naturellement des personnes qui aiment être entendues, soutenues, contenues…
sans toujours être capables d’offrir la même qualité de présence en retour.
J’ai besoin d’être comprise, respectée, entendue.
Mais j’ai aussi besoin d’intensité.
Pendant longtemps, l’intensité a été pour moi une preuve d’existence.
Un lien fort, profond, chargé d’émotion me rassurait sur ma place, sur ma valeur, sur le fait que je comptais.
En 2025, certaines relations m’ont profondément déçue.
Des personnes que je croyais proches ont manqué de loyauté, de sincérité, d’authenticité.
Et cette déception m’a obligée à regarder une vérité inconfortable :
👉 je ne suis pas au clair sur ce que j’attends réellement de mes relations.
J’attends de l’autre qu’il soit comme moi.
Avec la même empathie.
La même sensibilité.
La même capacité d’écoute, de présence, de profondeur.
Mais ces attentes, aussi légitimes qu’elles me semblent, sont en réalité des projections.
Et toute projection non nommée finit par devenir une déception. Une profonde déception.
Ce que ces relations dites “nocives” ont mis en lumière, ce n’est pas seulement la maladresse ou le manque de l’autre.
C’est surtout le fait que je ne me mets pas en premier dans ma propre vie.
Je fais passer l’autre avant moi.
Encore et encore.
Jusqu’à ce que la colère monte.
Une colère ravageuse, non pas dirigée contre l’autre, mais contre moi-même, pour ne pas m’être respectée plus tôt.
Si je recommençais 2025, je poserais beaucoup plus tôt des règles simples, claires, non négociables :
👉 pour avoir une place dans ma vie, il faut m’écouter, me respecter, faire preuve d’empathie.
👉 ce qui me fait sortir d’une relation, désormais, c’est le manque de sincérité et d’authenticité.
Mais j’irais encore plus loin.
J’ai décidé de revoir mes cercles relationnels.
D’arrêter de tout attendre de tout le monde.
Aujourd’hui, j’entre dans mes relations avec plus d’adaptabilité.
Je prends ce qu’il y a à prendre.
Et je laisse ce qu’il n’y a pas.
Il y a des relations plus superficielles, où l’on ne va jamais en profondeur.
D’autres avec lesquelles on voyage.
D’autres avec lesquelles on rit.
D’autres encore où l’on peut se déposer, se dire, être vraie.
Chaque relation n’a plus besoin de tout contenir.
Et moi, je n’ai plus besoin de me sur-adapter pour être aimée.
C’est sans doute l’un des apprentissages les plus apaisants de cette année :
👉 aimer sans me perdre, et me respecter sans me fermer.
3. Le rythme : quand le corps dit stop à ma place
Le burn-out n’est pas arrivé par hasard.
Il est arrivé parce que, pendant trop longtemps, j’ai sacrifié des choses essentielles.
J’ai sacrifié mon droit de dire stop quand ce n’était plus aligné.
J’ai sacrifié ma lenteur, mon temps, mon système nerveux.
Mais surtout, j’ai sacrifié mon propre rythme.
À force de me caler sur le rythme des autres, j’ai perdu ma fougue.
Mon feu.
Ma foi.
Et avec eux, une grande part du sens que je mettais dans ce que je faisais.
Si je m’étais vraiment écoutée, je n’aurais pas fait les choses de cette manière.
Je n’aurais pas attendu.
Je n’aurais pas freiné ce qui demandait à aller au bout, profondément, intensément.
Ce n’est pas un besoin d’aller vite.
C’est un besoin d’aller au fond des choses.
De traverser les choses jusqu’au bout.
De ne pas rester en surface, de ne pas diluer ce qui demande de l’engagement, du corps, de la présence.
J’ai fait passer mon travail avant ma mission de vie.
Avant ce qui m’anime profondément, ce qui me fait vibrer dans mon corps.
Et le corps, lui, ne négocie pas le sens.
Quand on se trahit trop longtemps, il arrête tout.
Aujourd’hui, une chose est devenue très claire :
👉 je ne tolère plus de faire passer quelqu’un d’autre avant moi.
👉 je ne tolère plus de laisser mon énergie se faire tirer vers le bas.
Quand cela arrive encore, la colère monte immédiatement.
Et je l’écoute. Merci mon corps.
Parce qu’elle n’est plus destructrice : elle est devenue un signal de protection.
Ce burn-out m’a appris une chose essentielle :
j’ai besoin d’être l’initiatrice de mes propres projets.
Encore plus qu’avant.
Pas par besoin de contrôle, mais par besoin de justesse.
J’ai besoin d’évoluer à mon rythme mais surtout dans mon niveau d’intensité.
Avec des personnes qui aiment, elles aussi, initier, questionner, créer, challenger.
Pas pour aller plus vite, mais pour aller plus loin.
Si je recommençais 2025, je m’autoriserais à dire stop bien avant l’effondrement.
Je ne laisserais plus mon corps crier pour me faire entendre.
Je choisirais mon rythme.
Et je le respecterais comme une boussole.
4. Mes priorités, mon corps, ma vie
L’an prochain, je ne veux pas forcément être moins applaudie.
Je veux être applaudie différemment.
Pour ma justesse.
Pas pour mon épuisement.
Je ferai certainement moins, mais bien mieux.
Je prendrai davantage soin de mon corps et surtout de mon système nerveux.
De mes loisirs aussi car j’en ai manqué cette année.
De ce qui me nourrit sans objectif, sans finalité, sans “à quoi ça sert” ou “il faut” derrière.
J’ai appris cette année une chose précieuse :
👉 je peux me suffire à moi-même.
Je suis très bien seule.
J’aime vivre à mon rythme, sans avoir à me justifier, sans devoir m’adapter en permanence.
Et en même temps, j’ai aussi reconnu une autre vérité, plus subtile :
vivre expatriée est parfois profondément inconfortable.
Cette solitude là m’a peu à peu amenée à me renfermer, à réduire mon cercle, à faire moins de place au lien.
Or, si je vais bien seule, je n’ai pas envie d’être isolée.
C’est devenu essentiel pour moi de me construire un socle social solide et large.
Pas forcément intime avec tout le monde.
Mais vivant et surtout sincère.
Un groupe de copines.
Des amis.
Des relations moins proches mais vraies.
Des liens où l’on peut être soi, sans masque, sans rôle, sans performance.
C’est dans cet esprit que j’ai créé un groupe WhatsApp avec mes patientes.
Un espace de sororité. Un lieu simple, chaleureux, où l’on pose des questions, où l’on s’échange des idées, des ressources, des astuces.
Entre femmes, sans hiérarchie et surtout sans injonction.
Un endroit pour ne plus être seule face à ce que l’on traverse.
Et au cœur de tout cela, je fais un choix important :
👉 j’écris une méthode de régulation neuro-émotionnelle.
Pas d’abord pour transmettre. Pas pour produire.
Mais pour moi. Une boite à outil comme j’aime l’appeler, avec des outils à pratiquer régulièrement pour agir sur ma neuroplasticité et mes émotions.
Pour me réguler. M’ancrer. Faire circuler l’énergie.
M’habiter autrement.
Et si cette méthode devait rester confidentielle, elle aurait déjà une valeur immense.
Parce qu’elle naît d’un endroit juste, aligné, vivant : au creux de moi.
Ce que je garde de 2025
2025 m’a appris une chose essentielle :
je peux être moi-même sans me travestir.
Même si cela me confronte à la solitude.
Même si cela me fait perdre certaines relations.
Même si cela me demande de renoncer à des rôles qui me rassuraient.
Et si je devais recommencer cette année à zéro, je ne chercherais plus à être à la hauteur.
Je chercherais à être fidèle à moi-même.
Pour aller plus loin
J’ai créé un exercice d’introspection à télécharger, pour t’aider toi aussi à faire le point sur ton année, poser des mots sur ce que tu as traversé et clarifier ce que tu veux vraiment pour la suite.
Parce que parfois, se poser les bonnes questions change une vie.
Pour moi, ce bilan est avant tout un exercice de clarté, qui part de soi.
On peut le faire seule, à deux, ou à plusieurs.
Si tu as envie de te déposer, je te l’offre
Si cet article a résonné en toi,
si certaines phrases ont mis des mots sur ce que tu traverses,
alors peut-être qu’il pourra aussi faire écho chez d’autres femmes autour de toi.
✨ N’hésite pas à le partager à une amie, une sœur, une collègue,
à une femme qui, comme toi, a besoin de faire pause, de se retrouver, de se respecter.
💌 Si tu as envie d’aller plus loin,
je t’invite à t’inscrire à la newsletter.
J’y partage des réflexions plus personnelles, des ressources,
et des invitations à ralentir et à écouter ce que le corps raconte.
🎧 Tu peux aussi écouter l’épisode de podcast associé à cet article.
Parfois, entendre ces mots à voix haute touche autrement,
et ouvre un espace plus intime.
💬 Et si le cœur t’en dit,
laisse un commentaire sous l’article ou sur la plateforme d’écoute.
Ton retour compte, et il permet aussi à d’autres femmes de se sentir moins seules.
Merci d’être là, de lire, d’écouter, de ressentir.
Et surtout, prends soin de toi.


