uncorpsunehistoire

somatisation

Poser mes intentions pour 2026 : si j’écoutais enfin ce que mon corps sait déjà ?

Poser mes intentions pour 2026, ce n’est pas dresser une liste d’objectifs à atteindre ni décider, une fois de plus, de devenir une version améliorée de moi-même. Ce n’est pas non plus me promettre de mieux faire, de tenir plus longtemps ou d’aller plus vite.

Poser mes intentions, c’est revenir à une question beaucoup plus essentielle, presque intime : à partir de quoi est-ce que je choisis désormais de vivre ma vie ?

Cette année, ma réponse est claire.
En 2026, je choisis de laisser le corps être ma ligne directrice.

Pas le corps à contrôler, à corriger ou à faire taire, mais le corps comme un guide vivant, comme un médecin intérieur, comme un espace de vérité capable de m’indiquer, bien avant ma tête, ce qui est juste et ce qui ne l’est plus.

Le corps n’est jamais contre nous

Il y a des moments où, extérieurement, la vie semble avancer. Les projets continuent, les responsabilités sont assumées, les rôles sont tenus. Et pourtant, le corps freine. Il fatigue plus vite, se tend, se dérègle, parfois sans raison apparente. À l’inverse, il arrive aussi que le corps crie alors qu’en surface tout va bien : le travail est là, la famille aussi, rien ne semble manquer, et pourtant quelque chose fait mal, quelque chose insiste, lancine.

Dans ces moments-là, nous avons souvent tendance à voir le corps comme un problème. Un dysfonctionnement qu’il faudrait réparer, un obstacle à dépasser pour pouvoir continuer à vivre comme avant. Le symptôme devient alors un ennemi, quelque chose à faire taire au plus vite pour retrouver une apparente normalité.

Et si c’était l’inverse ?

Et si le corps n’était pas en train de nous lâcher, mais au contraire de nous soutenir d’une autre manière ?

La somatisation n’est pas un caprice du corps ni une faiblesse de l’esprit. C’est un langage. Un mode d’expression que le corps utilise lorsque l’émotion n’a plus d’espace, lorsque la tension devient trop grande, lorsque l’adaptation a été poussée trop loin. Le symptôme apparaît souvent là où quelque chose a été contenu trop longtemps, là où il n’a plus été possible de dire, de poser une limite ou de ralentir.

Dans ce sens, le symptôme n’est pas une erreur. Il est souvent une solution intelligente, mise en place pour éviter un effondrement plus profond. Il vient interrompre un mouvement qui ne respecte plus le vivant. Il oblige à s’arrêter, à regarder, à écouter.

Le corps n’est donc pas contre nous. Il est souvent le premier allié, celui qui ose dire ce que nous n’avons pas encore pu reconnaître consciemment. Il parle avant la tête, avant les mots, avant les décisions rationnelles. Et tant que son message n’est pas entendu, il le répète, parfois de plus en plus fort, non pas pour nous punir, mais pour tenter de préserver un équilibre devenu fragile.

Le corps comme mémoire de notre histoire

Le corps n’est pas une page blanche. Il est une mémoire vivante, silencieuse et fidèle de tout ce que nous avons traversé. Il se souvient de ce qui a été dit, mais aussi — et surtout — de ce qui ne l’a pas été. Il se souvient des émotions retenues, des élans réprimés, des adaptations nécessaires pour continuer à tenir.

Même lorsque la tête a appris à rationaliser, à relativiser ou à “faire avec”, le corps, lui, n’oublie pas. Il garde la trace de ce qui a été contenu trop longtemps, de ce qui a été normalisé alors que cela ne l’aurait jamais dû, de ce qui a demandé trop d’efforts pour rester acceptable.

Beaucoup de femmes que j’accompagne ont appris très tôt à être fortes. Elles ont tenu, encaissé, assuré. Elles ont mis leur corps entre parenthèses pour que la vie continue, parfois pendant des années. Le corps, dans sa grande intelligence, s’est adapté. Jusqu’au jour où il n’a plus pu.

Quand la vie bouge, le corps bouge… et quand le corps bouge, la vie suit

Pour comprendre le lien entre le corps et la vie, j’aime utiliser une métaphore simple : celle d’un fleuve.

La vie est comme un fleuve en mouvement constant. Elle charrie des événements, des émotions, des choix, des renoncements. Tant que l’eau circule librement, le fleuve s’adapte, contourne les obstacles, poursuit sa course. Mais lorsque des barrages se construisent — par nécessité, par peur, par adaptation — la circulation se modifie. L’eau ralentit, stagne, déborde parfois ailleurs.

Le corps est le lit de ce fleuve.

Tout ce qui se vit dans la vie laisse une trace dans le corps, comme l’eau façonne lentement les rives. Un changement de rythme, une séparation, une surcharge mentale, une perte de sens ou un trop-plein émotionnel viennent modifier la circulation intérieure. Le corps s’ajuste, compense, encaisse. Jusqu’au moment où il ne peut plus contenir.

Et parfois, lorsque l’on commence à retirer un barrage — une tension qui se relâche, une respiration qui s’approfondit, une posture qui se redresse — ce n’est jamais “juste physique”. Le courant recommence à circuler, et avec lui, quelque chose dans la vie se remet doucement en mouvement. Un choix devient possible, une limite se pose, une décision émerge.

Le corps est un levier, pas une solution magique. Mais il est souvent la porte d’entrée la plus honnête vers le changement.

La somatisation : corps, l’esprit et émotions, une seule et même réalité incarnée

On parle souvent de somatisation comme si le corps intervenait après coup, comme s’il venait traduire quelque chose qui se serait d’abord joué ailleurs, dans la tête ou dans les émotions. Cette vision entretient malgré elle une séparation qui n’existe pas vraiment.

En réalité, le corps, l’esprit et les émotions ne sont pas trois espaces distincts. Ils ne fonctionnent pas en relais, mais ensemble. Nous ne sommes pas un esprit qui aurait un corps, ni un corps qui porterait des émotions : nous sommes des êtres incarnés, et tout ce que nous vivons s’inscrit simultanément à tous les niveaux.

Une émotion n’est pas qu’un ressenti intérieur ou une pensée. Elle est une expérience corporelle complète : une modification du souffle, une tension, une contraction, une accélération ou un ralentissement. De la même manière, une pensée n’est jamais abstraite ; elle s’accompagne toujours d’une posture, d’un tonus, d’un état physiologique.

Dans cette perspective, le symptôme n’est pas la traduction d’un problème “psychique” vers le corps. Il est l’expression cohérente d’un vécu global. Il montre simplement et comment l’équilibre de l’ensemble est mis à l’épreuve.

Ce que l’on appelle somatisation n’est donc ni une faute ni un échec. C’est le signe que quelque chose cherche à se réorganiser à l’intérieur de nous. Non pas parce que l’on a mal fait, mais parce que le vivant, en nous, tente de retrouver une forme de justesse.

Écouter le corps, dans ce cadre, ne revient pas à analyser ou à décoder à tout prix. C’est accepter de revenir à cette évidence : tout est déjà là, dans l’expérience présente, et le corps est l’un des lieux les plus directs pour y accéder.

Le corps comme médecin intérieur

Le corps sait. Avant nous. Toujours.

Il sait quand le rythme est trop rapide, quand la sécurité intérieure n’est plus là, quand quelque chose n’est plus aligné. L’écouter ne signifie pas renoncer à avancer, mais apprendre à avancer autrement : avec plus de justesse, de respect et de conscience.

Écouter le corps, ce n’est pas une méthode. C’est une posture intérieure. Une manière de se replacer du côté du vivant, plutôt que dans la lutte permanente contre soi-même.

Intention, objectif, priorité : faire la différence

Il me semble important de distinguer ici trois notions souvent confondues.

Les objectifs servent à mesurer une progression. Ils donnent une direction concrète et permettent d’avancer. J’y suis attachée, et j’y reviendrai dans un prochain épisode avec des outils simples et réalistes, notamment les objectifs SMART appliqués à l’écoute du corps.

Les intentions, elles, ne se mesurent pas. Elles orientent. Elles donnent un cap intérieur à partir duquel les décisions se prennent plus naturellement.

Les priorités, enfin, protègent cette orientation. Elles protègent l’énergie, le temps, le corps et l’espace intérieur.

👉 Les objectifs mesurent.
👉 Les intentions orientent.
👉 Les priorités protègent.

Pour 2026, mon intention est simple et profonde : écouter mon corps pour mieux vivre ma vie.

Poser ton intention pour 2026

Je t’invite maintenant à un temps d’introspection, sans pression ni injonction.

Demande-toi d’abord : qu’est-ce que tu ne veux plus sacrifier cette année ? Ton énergie, ton temps, ta santé mentale, ton corps, certaines relations ?

Puis : qu’est-ce que tu veux placer au centre de toutes tes décisions ? Le rythme, la sécurité intérieure, la clarté, le lien, le plaisir ?

Enfin : qu’es-tu prête à simplifier ou à arrêter pour mieux te respecter ? Faire de l’espace n’est jamais une perte ; c’est souvent la condition pour que quelque chose de plus juste puisse émerger.

Conclusion : se réconcilier avec son corps, c’est se réconcilier avec sa vie

Peut-être que le corps ne demande pas à être corrigé, mais simplement écouté. Peut-être qu’en cessant de lutter contre lui, nous pouvons enfin nous réconcilier avec notre propre vie. Quand le corps retrouve de l’espace, ce n’est pas seulement une douleur qui s’apaise ; c’est souvent toute une manière d’habiter le monde qui commence à se transformer.

Si ce texte a résonné pour toi, peut-être que ce n’est pas un hasard.
Peut-être qu’il est venu toucher quelque chose de vivant, quelque chose qui demandait à être entendu.

Je t’invite à un geste simple.

Pense à une femme autour de toi.
Une femme qui tient beaucoup.
Une femme dont le corps parle peut-être plus fort que les mots.
Une femme qui s’est habituée à faire passer le reste avant elle.

Si un prénom te vient, fais-toi confiance.

Partage-lui ce texte. Sans l’expliquer. Sans le commenter.
Juste en disant :
« J’ai pensé à toi en le lisant. »

Parfois, il ne s’agit pas de convaincre ni de conseiller, mais simplement d’ouvrir une porte.
Ce que chacune en fera lui appartient.

Et peut-être que ce simple geste, discret et respectueux, permettra à quelque chose de commencer à bouger.
Dans le corps.
Dans la vie.

En 2026, je choisis de laisser le corps être ma boussole.
Et toi, quelle place es-tu prête à lui donner dans ta vie ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaire

Retour en haut
Véronique Grobet - Santé féminine

Tu en veux toujours plus ?

Tu aimerais aller plus loin et transformer ton quotidien avec des astuces simples et naturelles ? Inscris-toi à ma newsletter !

💌 Chaque semaine, découvre des conseils pratiques sur l’alimentation, la santé et la gestion des émotions. Tu seras la première à recevoir mes derniers articles et des idées concrètes pour garder santé et énergie au beau fixe.

👉 Remplis les champs et fais le premier pas vers une vie pleine de vitalité, un geste à la fois. 🌱