et qu’on ne comprend pas
Il y a un moment dans la vie d’une femme où quelque chose change.
Ce n’est pas spectaculaire.
Ce n’est pas brutal.
Mais c’est bien réel.
On se réveille un matin avec des raideurs qu’on n’avait pas avant.
Les doigts sont un peu engourdis.
Les genoux tirent dans l’escalier.
Une tendinite apparaît sans raison apparente.
Les épaules récupèrent moins bien après le sport.
Et une question s’installe :
Pourquoi ces douleurs alors que je n’ai rien changé ?
Je mange comme avant.
Je bouge comme avant.
Je fais du sport comme avant.
Alors d’où viennent ces douleurs articulaires ?
Pourquoi cette sensation que le corps devient plus sensible, plus inflammatoire, plus fragile ?
Beaucoup de femmes mettent cela sur le compte de l’âge.
D’autres culpabilisent en pensant qu’elles ne font peut-être pas “assez bien”.
Certaines serrent les dents en se disant que c’est normal.
Mais ce qui se joue est souvent plus subtil.
Entre 45 et 55 ans, le corps féminin traverse une période de transition hormonale dont on parle encore trop peu.
Une phase où les œstrogènes et la progestérone ne diminuent pas simplement… ils fluctuent.
Et ces fluctuations peuvent rendre le terrain plus sensible :
- au stress
- aux variations de glycémie
- à l’inflammation chronique
- aux blessures
- et donc aux douleurs articulaires
Comprendre ce mécanisme change tout.
Parce que ces douleurs ne sont pas une fatalité.
Elles sont souvent le signe d’un terrain qui évolue et qui demande un nouvel équilibre.
Dans cet article, nous allons explorer :
- le lien entre fluctuations hormonales et inflammation
- l’impact du stress et du sommeil sur les douleurs
- le rôle de la glycémie
- et les leviers naturels concrets pour apaiser ce terrain
Car comprendre, c’est déjà reprendre du pouvoir sur son corps.
Pourquoi les fluctuations hormonales favorisent les douleurs articulaires
Ne n’est pas une baisse “douce”, c’est un grand huit
On imagine souvent la périménopause comme une diminution progressive des hormones jusqu’à l’arrêt des règles. Dans la réalité, c’est fréquemment un chaos hormonal, une phase de fluctuations (œstrogènes et progestérone) avant la stabilisation.
Ces variations peuvent s’exprimer par :
- bouffées de chaleur, fatigue, brouillard cérébral
- troubles du sommeil
- changements d’humeur
- et très souvent : douleurs, douleurs articulaires, tendinites, raideurs matinales
Les œstrogènes et la progestérone ne servent pas “que” à la fertilité : ce sont aussi des hormones qui soutiennent les tissus, la récupération et la modulation de l’inflammation. Quand elles fluctuent, le terrain devient plus sensible.
Microbiote et inflammation : quand le terrain devient plus réactif
Les hormones sexuelles influencent aussi le microbiote intestinal, qui participe à l’équilibre immunitaire et inflammatoire.
Quand l’équilibre hormonal se fragilise, on peut voir apparaître un terrain plus “pro-inflammatoire”, où les tissus (tendons, muscles, articulations) deviennent plus réactifs.
C’est une des raisons pour lesquelles certaines femmes disent :
“Je n’ai rien changé, et pourtant j’ai de plus en plus mal.”
Douleurs articulaires et stress : le lien est plus direct qu’on ne croit
Le cortisol : indispensable… jusqu’à ce qu’il déborde
Le cortisol n’est pas “mauvais” : il te donne l’énergie le matin, il t’aide à t’adapter. Le problème, c’est le stress chronique(ou un stress invisible) qui maintient le cortisol trop haut trop souvent.
Et à la ménopause, le corps peut être plus vulnérable à cet effet.
Les stress invisibles qui entretiennent l’inflammation
Quand je parle de stress, je ne parle pas seulement du stress émotionnel. Il y a aussi :
- manque de sommeil
- repas irréguliers
- jeûne intermittent mal adapté
- restrictions caloriques trop fortes
- sport trop intense / reprise trop brutale
- déficit en nutriments
Tout ça peut “jeter de l’huile sur le feu” inflammatoire… et augmenter les douleurs articulaires.
Et à la ménopause, le corps peut être plus vulnérable à cet effet.
Inflammation chronique et glycémie : un mécanisme clé
Résistance à l’insuline : pourquoi la préménopause change la donne
Les œstrogènes jouent un rôle important dans la sensibilité à l’insuline. Lorsqu’ils diminuent, beaucoup de femmes deviennent plus sensibles aux variations de glycémie : c’est ce qu’on appelle une résistance à l’insuline plus marquée.
Or, une glycémie instable entretient :
- un terrain d’inflammation
- fatigue et fringales
- stockage abdominal
- douleurs et raideurs plus présentes chez certaines femmes
Hyperglycémie : pourquoi “manger sucré” va amplifier les douleurs
Quand tu consommes un aliment riche en glucides seul (pain blanc, pâtes, pâtisserie, jus, parfois même un fruit seul chez les plus sensibles), le sucre arrive très vite dans le sang.
Le corps sécrète alors beaucoup d’insuline pour “ranger” ce sucre.
Si cela se répète, cela favorise :
- inflammation
- stockage (notamment viscéral)
- montagnes russes d’énergie
- parfois une perception accrue des douleurs
✅ L’objectif n’est pas de supprimer les glucides (ils sont un carburant).
➡️ L’objectif est de les accompagner : protéines + fibres + bonnes graisses, pour ralentir l’absorption.
Acidose fonctionnelle : quand le terrain se “tamponne” (et devient douloureux)
On parle ici d’une notion fonctionnelle : lorsque l’organisme doit tamponner une charge acide plus importante (alimentation très transformée, stress, sédentarité, hydratation insuffisante, manque de végétaux…).
Ce terrain peut favoriser un contexte propice à l’inflammation et aux douleurs diffuses, notamment au niveau des articulations.
Ce n’est pas une fatalité, ni une “maladie” : c’est un terrain à rééquilibrer.
Ce qui aggrave le plus les douleurs articulaires (à éviter sans culpabiliser)
Le sport trop intense ou inadapté
Reprendre brutalement (ex : “je cours 10 km alors que je n’ai pas bougé depuis 6 mois”) peut augmenter l’inflammation et les risques de tendinites, surtout quand la récupération est fragile.
Le trio qui enflamme : restriction + manque de sommeil + stress
À la préménopause et au début de la ménopause, le corps tolère souvent moins bien :
- les régimes stricts
- la privation (calories / nutriments)
- le manque de récupération
Résultat : plus de cortisol, plus d’inflammation, plus de douleurs articulaires.
Les solutions naturelles les plus efficaces pour réduire l’inflammation et les douleurs
1) Renforcement musculaire : un non-négociable protecteur
Le muscle protège l’articulation.
Objectif réaliste : 1h30 par semaine, surtout fractionné, c’est à dire réparti sur la semaine.
Le renforcement musculaire, c’est des exercices avec :
- le poids du corps
- des élastiques
- des haltères
- des exercices d’appui (chaise, mur, etc.)
Sarcopénie : l’ostéoporose des muscles
La sarcopénie, c’est la perte progressive de masse et de force musculaire.
On ne la “voit” pas venir… mais elle se ressent souvent au niveau :
- des douleurs articulaires
- de la fatigue
- de la perte de tonicité
- du métabolisme
Bonne nouvelle : on peut se muscler à tout âge, y compris après la ménopause.
2) Cardio oui… mais pas à la place du renforcement
Le cardio protège le cœur (et les risques cardio-vasculaires augmentent après la ménopause).
Mais le cardio ne remplace pas le renforcement.
Le cardio doux et régulier peut être :
- marche quotidienne
- escaliers
- marche nordique
- danse
- vélo / natation (excellents pour l’endurance)
Cardio vs renforcement : la clé, c’est l’équilibre
Vélo / natation : super pour le cardio, souvent plus confortables si surpoids
Pour les os et les articulations : il faut aussi résistance et micro-impacts (marche, renforcement, appuis)
Ces stimulations aident aussi à prévenir l’ostéoporose.
3) Mobilité : pour contrer la raideur liée aux fluctuations hormonales
La baisse des œstrogènes peut favoriser une sensation de “corps plus raide”.
➡️ Ajouter un peu de mobilité au quotidien (échauffements, étirements doux, yoga, stretching postural) aide souvent à diminuer les douleurs et à mieux récupérer.
4) Assiette anti-inflammatoire : simple, stable, nourrissante
Les bases qui changent tout :
Protéines (souvent insuffisantes chez les femmes, encore plus après 40 ans)
Bonnes graisses (indispensables au système hormonal) : œufs, petits poissons gras, noix, graines, purées d’oléagineux
Fibres : un légume vert à chaque repas (microbiote + glycémie + inflammation)
Hydratation : 1,5 à 2L/jour (souvent sous-estimé)
⚠️ À éviter : les restrictions drastiques qui augmentent le cortisol et l’inflammation.
Retrouve mon article sur l’assiette santé simplifiée
5) Respiration et sommeil : les deux leviers “anti-douleurs” sous-cotés
La respiration agit directement sur le système nerveux et la régulation du cortisol.
Le sommeil est “l’usine de réparation” : si le sommeil est perturbé, la récupération tissulaire diminue… et la perception des douleurs augmente.
Douleurs articulaires à la préménopause : retenir l’essentiel
Les douleurs articulaires ne sont pas “dans ta tête” et ne sont pas forcément une fatalité.
Souvent, elles reflètent :
- des fluctuations hormonales (grand huit)
- un terrain plus sensible à l’inflammation
- une glycémie moins stable
- un stress (visible ou invisible) plus impactant
- et parfois un terrain plus “acidifié” à rééquilibrer
La bonne nouvelle : tu as des leviers. Et ils sont souvent plus simples qu’on ne le croit.
Si je devais résumer cet article, je dirais ceci :
Les douleurs articulaires après 45 ans ne sont pas une fatalité.
Elles sont souvent le reflet d’un terrain plus inflammatoire, d’une sensibilité accrue au stress, aux fluctuations hormonales, à la glycémie, au manque de récupération.
Comprendre ces mécanismes, c’est déjà reprendre du pouvoir.
Mais il y a une autre dimension dont nous n’avons pas encore parlé.
Parce que la douleur n’est pas seulement biologique.
Elle est aussi vécue.
Elle vient toucher quelque chose de plus intime :
notre rapport au temps qui passe,
notre rapport à notre corps,
notre rapport à la performance, à la solidité, à l’autonomie.
Et parfois, quand le corps se raidit…
ce n’est pas seulement une question d’inflammation.
Alors dans le prochain épisode, j’aimerais que l’on change de regard.
J’aimerais que l’on explore cette question ensemble :
Quand le corps devient plus rigide…
où ai-je perdu ma souplesse intérieure ?
Je te retrouve dans le prochain épisode : Mon corps se raidit… qu’est-ce que ça vient toucher dans ma vie ?
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Avec Amour et Bienveillance
Véro


