Dans l’épisode précédent, nous avons parlé des douleurs articulaires d’un point de vue physiologique.
Aujourd’hui, j’aimerais que l’on regarde autrement.
Pas pour chercher une cause cachée.
Pas pour tout expliquer.
Mais pour écouter.
Quand le corps devient plus raide…
quand les douleurs s’installent…
qu’est-ce que ça nous fait vivre ?
“Je ne me reconnais plus”
Beaucoup de femmes me disent :
“Avant, je pouvais enchaîner.”
“Avant, je récupérais plus vite.”
“Avant, je ne pensais pas à mon corps.”
Et puis un matin, on se lève…
et ça tire dans les doigts.
Les genoux grincent dans l’escalier.
Les épaules brûlent un peu.
Ce n’est pas spectaculaire.
Mais c’est nouveau.
Et ce qui est parfois le plus difficile…
ce n’est pas la douleur elle-même.
C’est ce qu’elle raconte.
La douleur touche l’identité
La douleur articulaire peut réveiller :
- La peur de vieillir
- La peur de perdre son autonomie
- L’impression de devenir “moins”
- La sensation que le corps ne répond plus comme avant
Et ça, c’est bouleversant.
Parce que notre corps, c’est notre outil de liberté.
C’est lui qui nous permet de marcher, de porter, de danser, d’embrasser, de travailler.
Quand il devient plus sensible,
on peut se sentir vulnérable.
La rigidité physique… et la vie qui change
La préménopause n’est pas seulement hormonale.
C’est un passage. C’est une transission de vie.
Les enfants grandissent.
Les rôles évoluent.
Les priorités se déplacent.
Le regard sur soi change.
Et parfois, on tient bon.
On continue comme avant.
On serre les dents.
On ne veut pas ralentir.
On ne veut pas déranger.
On ne veut pas lâcher.
Mais le corps, lui, change de rythme.
Et ce décalage peut créer des tensions.
“Je dois faire comme avant”
Beaucoup de femmes vivent ça :
Continuer à être performante.
Continuer à être disponible.
Continuer à être solide.
Alors même que le corps demande autre chose.
Peut-être plus de récupération.
Peut-être plus de douceur.
Peut-être moins d’intensité.
La rigidité du corps peut parfois être le reflet d’une exigence intérieure très forte.
Pas toujours.
Mais parfois.
Accueillir la douleur comme message de limite
Je ne crois pas que toute douleur ait une signification symbolique.
Mais je crois profondément que la douleur pose une limite.
Elle dit :
“Là, c’est trop.”
“Là, j’ai besoin d’autre chose.”
“Là, il faut m’écouter.”
La ménopause nous enlève certains “super-pouvoirs hormonaux” qui nous permettaient d’encaisser beaucoup.
Et ce n’est pas une punition.
C’est une transition.
Le système nerveux et le vécu émotionnel
Il y a aussi une réalité très simple :
Quand on est fatiguée, stressée, en hypervigilance,
le système nerveux devient plus sensible.
Et la douleur est ressentie plus intensément.
Ce n’est pas “dans la tête”.
C’est neurobiologique.
Le corps et l’émotion sont intimement liés.
Plus le système nerveux est en tension,
plus la douleur prend de la place.
Une question douce mais importante
Alors peut-être que la question n’est pas :
“Pourquoi j’ai mal ?”
Mais :
“Qu’est-ce que ça me fait vivre d’avoir mal ?”
Est-ce que ça m’inquiète ?
Est-ce que ça me met en colère ?
Est-ce que ça me rend triste ?
Est-ce que ça me fait peur ?
Mettre des mots apaise déjà un peu le corps.
Un petit rituel simple
La prochaine fois qu’une douleur apparaît,
au lieu de lutter immédiatement contre elle…
Pose une main dessus.
Respire profondément.
Et demande-toi :
“De quoi ai-je besoin là, maintenant ?”
Plus de repos ?
Plus de soutien ?
Plus de mouvement doux ?
Plus de limites ?
Ce n’est pas une analyse.
C’est une écoute.
Car beaucoup d’entre vous, et c’est humain, veulent connaitre la symbolique de telle ou telle maux mais cela vous fait vraiment passer à côté d’une chose vraiment essentielle : écouter votre corps et ce que cette douleur vous fait vivre !
Retrouver de la souplesse… autrement
La souplesse ne concerne pas seulement les articulations.
C’est aussi :
- Accepter de ne plus faire comme avant
- Adapter son rythme
- Dire non
- Demander de l’aide
- Revoir ses priorités
Ce n’est pas un renoncement.
C’est une maturité.
Ton corps ne se rigidifie pas contre toi.
Il traverse une étape.
Il s’adapte.
Il réclame peut-être un autre tempo.
Et peut-être que derrière ces douleurs,
il y a une invitation :
À plus de douceur.
À plus de conscience.
À plus de respect de toi-même.
Dans le prochain épisode, nous continuerons à explorer ces passages de la vie d’une femme…
Parce que le corps n’est jamais séparé de l’histoire qu’il traverse.
Si cet épisode t’a plu, n’hésite pas à le partager à une amie qui souffre de cette problématique et à laisser un commentaire ci-dessous.
Avec Amour et Bienveillance
Véro


