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Ce décalage qui détruit ton estime de soi
(et épuise ton corps)

Il y a des mensonges qu’on repère tout de suite.

Et puis il y a ceux qu’on se raconte à soi-même.
Les plus difficiles à voir, les plus subtils mais les plus coûteux aussi p
arce qu’ils ne ressemblent pas toujours à des mensonges.

Ils ressemblent parfois à une jolie histoire sur soi. Une histoire plus flatteuse ou au contraire plus dramatique. Une histoire qui nous arrange et qu’on finit par croire.

“Je suis quelqu’un de très discipliné.”
“Moi, je mange sainement.”
“Je suis nulle dans ce domaine.”
“Je suis comme ça, je n’y peux rien.”
“Je suis bienveillante.”
“Je me repose.”
“Je fais déjà beaucoup.”

Et pourtant, dans les faits, dans le concret, dans la matière… ce n’est pas toujours vrai.

Il peut exister un écart immense entre ce que nous racontons sur nous-mêmes, ce que nous croyons être, ce que nous pensons faire… et ce que nous vivons réellement, ce que nous faisons réellement, ce que nous incarnons réellement.

Et cet écart n’est pas anodin.

Il abîme l’estime de soi et entretient surtout l’auto-sabotage.
Il brouille la lucidité et le corps, tôt ou tard, finit souvent par en payer le prix.

Le vrai problème n’est pas de ne pas être parfaite.
Le vrai problème, c’est de vivre trop loin de la vérité.

Ce n’est pas grave de ne pas être disciplinée ni de ne pas réussir à te reposer.
Ce ne l’est pas non plus d’être traversée par la jalousie, la honte, l’envie, la fatigue, la peur ou l’ambivalence.

Ce qui fait souffrir, ce n’est pas d’être humaine. Mais c’est de vivre dans un écart permanent entre :

  • ce que tu ressens vraiment,
  • ce que tu fais vraiment,
  • et l’image que tu entretiens de toi.

En psychologie, Carl Rogers parle d’incongruence.
C’est ce désalignement entre l’expérience réelle de la personne et l’image qu’elle a d’elle-même.

Autrement dit : une partie de toi vit quelque chose, mais une autre refuse de le voir, de le nommer, ou de l’intégrer.

Et quand cet écart dure, il devient épuisant.

La robe magnifique qui empêche de respirer

J’aime cette image.

C’est comme porter une robe sublime.
Une robe qui te va tellement bien en apparence et que tout le monde admire.

On te dit :
“Qu’est-ce qu’elle te va bien.”
“Tu rayonnes.”
“Tu as l’air tellement alignée.”
“Tu gères tellement bien.”

Mais à l’intérieur, cette robe te serre.
Elle t’empêche de respirer. Elle laisse des marques sur la peau. Elle t’oblige même à rentrer le ventre, à contrôler tes gestes, à tenir une posture.

Et plus les autres admirent la robe, plus il devient difficile de l’enlever.

C’est exactement ce qui se passe quand on vit dans une identité fabriquée, enjolivée, rigidifiée… ou au contraire dévalorisée.

On finit par défendre une image.
Alors qu’au fond, on aurait surtout besoin de revenir au réel.

Se raconter une histoire sur soi : pourquoi on le fait ?

On pourrait croire que se mentir à soi-même est un manque d’honnêteté mais en réalité, c’est souvent beaucoup plus profond que cela.

Très souvent, on se raconte une histoire sur soi parce que la vérité nous met face à quelque chose de difficile :

  • un manque d’estime,
  • une honte,
  • une peur,
  • une impuissance,
  • un besoin d’appartenance,
  • une envie d’être reconnue,
  • ou tout simplement la douleur de ne pas être encore celle qu’on voudrait être.

Alors on enjolive ou on se diminue. Les deux existent.

Ce n’est pas un mensonge… c’est une protection

Certaines personnes se surévaluent :
“Je suis quelqu’un de très apaisé, très bienveillant, très conscient.”

D’autres se sous-évaluent :
“Je suis nulle.”
“Je suis incapable.”
“Je suis lâche.”
“Je suis comme ça de toute façon.”

Mais dans les deux cas, il y a le même mécanisme :
on remplace le réel par une histoire.

Et tant qu’on vit dans l’histoire, on ne peut pas vraiment transformer le réel.

Première illusion : croire que tu fais… alors que tu ne fais pas

C’est un des décalages les plus fréquents.

On croit faire certaines choses ou on dit qu’on les fait.
Et encore, on se persuade qu’on les fait.

Mais quand on regarde les faits, ce n’est pas exact.

Tu peux croire que tu te reposes… alors que tu n’accordes jamais un vrai repos à ton système nerveux.

Parfois, tu as même l’impression de manger équilibré… alors que tu grignotes sous tension, que tu te prives toute la journée, ou que ton rapport à l’alimentation est complètement désorganisé.

Et il arrive aussi que tu puisses croire que tu es régulière dans le sport… alors qu’en réalité, tu n’as pas de véritable continuité.

Tu peux croire que tu fais beaucoup d’efforts dans ton couple, dans ton travail, dans ton hygiène de vie… alors que si l’on observe précisément les actes, ce n’est pas vraiment ce qui se passe.

Et ce n’est pas une condamnation mais une invitation à revenir au concret.

Parce que le réel, lui, est observable.

Pas parfait.
Pas moral.
Pas flatteur parfois.
Mais transformable.

Deuxième illusion : croire que tu es… alors que tu ne l’es pas toujours

Là aussi, le décalage peut être immense.

Tu peux te répéter :
“Je suis timide.”
“Je suis jalouse.”
“Je suis lâche.”
“Je suis bordélique.”
“Je suis trop sensible.”
“Je suis une mauvaise personne.”
Ou à l’inverse :
“Je suis toujours bienveillante.”
“Je ne juge jamais.”
“Je suis quelqu’un de très ouvert.”

Le problème, c’est qu’on confond souvent un état, un comportement, une répétition d’actes… avec une identité figée.

Or ce n’est pas la même chose.

Avoir agi avec lâcheté ne veut pas dire “être lâche” dans son essence.
Ni d’avoir été violente ne veut pas dire être condamnée à la violence.
Avoir agi avec élégance ne veut pas dire être élégante en toutes circonstances.
Avoir jugé ne veut pas dire être un monstre.
Et avoir de bonnes intentions ne garantit pas que nos actes soient justes.

C’est un point fondamental.

Parce que si tu confonds ton identité profonde avec un comportement, alors tu te figes.
Tu te déresponsabilises.
Et tu coupes l’accès au changement.

Ce que ça crée à l’intérieur : 6 conséquences invisibles

Quand il y a un écart entre ton histoire intérieure et le réel, il ne se passe pas “rien”.
Il se passe beaucoup de choses.

Pourquoi rien ne change dans ta vie 

Si tu crois déjà faire ce qu’il faut, tu ne bouges pas.
Si tu crois déjà être ce que tu veux devenir, tu n’évolues plus.
Si tu crois que ton problème vient uniquement de ta nature profonde, tu renonces.

Et donc la vie stagne.

Tu veux plus de santé, plus d’apaisement, plus de cohérence, plus d’élan…
mais rien ne change, parce que la lucidité manque à l’entrée.

Pourquoi ton estime de toi s’abîme

C’est un point essentiel.

Quand on se raconte des histoires sur soi, on y croit… mais jamais totalement.

Il y a souvent une partie de nous qui sait.

Qui sait qu’on exagère.
Qui sait qu’on triche un peu.
Qui sait qu’on se cache.
Qui sait qu’on enjolive.
Ou au contraire qu’on se maltraite avec une image trop dure.

Et cette part-là crée une sensation diffuse d’imposture.

Pas forcément vis-à-vis des autres.
Mais face à soi-même.

Et cela use l’estime de soi en silence.

Pourquoi tu ne comprends plus ce qui bloque
Quand on manque de lucidité, on devient incapable de poser un diagnostic juste.

On peut dire :
“Je ne comprends pas, je fais tout bien et pourtant ça ne marche pas.”

Mais est-ce vraiment le cas ?

C’est valable pour :

  • la relation à la nourriture,
  • la perte de poids,
  • le repos,
  • le couple,
  • le sport,
  • le travail,
  • la santé émotionnelle,
  • la spiritualité,
  • le développement personnel.

Sans lucidité, on passe à côté du vrai levier.

Le piège de la double identité

C’est très inconfortable.

Dans la tête, on se perçoit d’une certaine manière.
Dans les actes, on crée tout autre chose.
Et parfois, on ne s’en rend même plus compte.

“Je suis une bonne personne”
mais mes actes sont durs, dominants, méprisants, toxiques ou manipulateurs.

“Je suis quelqu’un de très conscient”
mais je refuse toute remise en question.

“Je suis très dans l’amour”
mais je suis incapable d’écouter, de respecter une limite ou de reconnaître ma violence.

Cette double identité crée de la confusion intérieure… et souvent beaucoup de dégâts relationnels.

Le danger des illusions “spirituelles”

C’est un piège fréquent dans beaucoup d’univers, y compris ceux qui parlent de conscience, de guérison ou de développement personnel.

Plus on s’identifie à une image flatteuse de soi, plus il devient difficile de voir ses angles morts.

On se croit arrivé.
On se croit “au-dessus”.
On pense que certains sujets sont réglés.
On interprète tout depuis cette image idéalisée.

Et l’on peut finir par gaslighter, manipuler les autres… ou soi-même.

Quand les excuses deviennent des prisons

“Je ne suis pas souple.”
“Je ne suis pas sportive.”
“Je suis timide.”
“Je suis jalouse, c’est tout.”
“Je suis un homme, j’ai des pulsions.”
“Je suis comme ça, je n’y peux rien.”

Ces phrases ont un point commun : elles ferment la porte.

Elles figent et coupent littéralement la responsabilité.
Elles empêchent l’expérimentation et le mouvement.

Et surtout, elles font souffrir celle qui les prononce.

Le corps, lui, ne ment pas.
En réalité, il envoie des signaux très clairs.

Tu peux raconter beaucoup de choses avec ta tête.
Le corps, lui, est souvent plus honnête.

Quand il y a trop d’écart entre ce que tu vis et ce que tu t’avoues, le corps finit souvent par envoyer des signaux :

  • fatigue,
  • tensions,
  • irritabilité,
  • agitation,
  • perte d’élan,
  • surcharge mentale,
  • troubles alimentaires,
  • douleurs,
  • épuisement émotionnel.

Le corps n’est pas là pour te punir.
Il essaie souvent de te ramener à la vérité.

Il dit :
“Ce que tu vis à l’intérieur ne correspond plus à ce que tu racontes.”
“Tu ne peux pas continuer à tenir une posture qui t’éloigne de toi.”
“Il est temps de revenir à quelque chose de plus juste.”

Une clé essentielle :
tes actes ne sont pas toute ta valeur, mais ils révèlent ton réel

C’est là qu’une nuance très importante est nécessaire.

Tes actes ne résument pas toute ta valeur humaine.
Tu n’es pas un robot.
Tu n’es pas réduite à une performance.
Tu n’es pas uniquement la somme de tes résultats.

Mais dans le concret, dans la matière, dans ce qui se vit réellement… ce sont tes actes qui construisent ton réel.

Un acte répété devient un comportement.
Un comportement répété devient une tendance.
Et à la longue, cette tendance peut s’installer comme un tempérament, puis comme une personnalité.

Autrement dit :
tu ne nais pas “aigrie”, “lâche”, “disciplinée”, “bordélique” ou “bienveillante” de manière figée.

Tu construis peu à peu des façons d’être à travers des actions répétées.

Et ça, c’est une excellente nouvelle.

Parce que cela veut dire que tu peux agir autrement.

Le point le plus important : tu peux changer

C’est ici que beaucoup de personnes respirent enfin.

Si tu n’es pas condamnée à être ce que tu crois être…
alors le changement redevient possible.

Tu n’as pas besoin d’attendre de “devenir quelqu’un d’autre” pour agir différemment.

Tu peux commencer par un acte.

Un acte plus vrai, plus aligné.
Un acte plus responsable, plus lucide surtout.

Et ensuite un autre.

C’est comme cela qu’on réduit l’écart entre l’image et la réalité.

Pas en se jugeant.
Pas en s’écrasant.
Pas en se fabriquant une nouvelle façade.

Mais en revenant doucement au réel.

Comment sortir de cette illusion sans se brutaliser ?

Voici quelques pistes très concrètes.

1.Noter les faits

Pas les intentions.
Pas l’image.
Pas le “j’ai l’impression que”.

Les faits.

Qu’est-ce que tu manges réellement ?
Quand dors-tu réellement ?
Comment te reposes-tu réellement ?
Quand fais-tu du sport réellement ?
Comment parles-tu à ton conjoint, à tes enfants, à toi-même ?
Qu’est-ce que tu mets en place, concrètement ?

Noter permet de dézoomer.
Et souvent, c’est le début d’une grande bascule.

2.Arrêter de te définir trop vite

Au lieu de dire :
“Je suis comme ça”

essaie :
“J’ai souvent ce comportement”
“En ce moment, j’agis ainsi”
“Je remarque cette tendance”

Tu verras que cela redonne de l’air.
Et surtout, du pouvoir.

3.Te demander : est-ce que c’est vraiment vrai ?

Quand une phrase revient souvent dans ta tête, arrête-toi.

“Je suis nulle.”
“Je fais déjà beaucoup.”
“Je suis reposée.”
“Je suis hyper organisée.”
“Je suis incapable.”
“Je suis quelqu’un de très bienveillant.”

Est-ce que c’est vrai ?
Vraiment vrai ?
Toujours vrai ?
Dans les faits ?

Cette question est simple, mais elle change beaucoup.

4.Chercher ce que cette illusion protège

C’est une question très puissante.

Qu’est-ce que cette histoire sur toi évite de ressentir ?

De la honte ?
De la peur ?
De la tristesse ?
Un manque de reconnaissance ?
Une blessure d’estime ?
La difficulté à accepter ta version actuelle ?

Souvent, on ne se raconte pas ces histoires par hasard.
Elles servent à protéger quelque chose de sensible.

5.Remettre la responsabilité à sa juste place

Pas pour culpabiliser.
Pour redevenir actrice.

Se dire :
“Je suis comme ça, je n’y peux rien”
coupe toute possibilité d’évolution.

Se dire :
“Je peux agir autrement, même petitement”
ouvre une porte.

La responsabilité n’est pas une punition.
C’est une reprise de pouvoir.

6.Apprendre à être fière de ta version actuelle

C’est peut-être le point le plus important.

Parce que beaucoup d’illusions naissent d’un manque d’amour pour soi.

On enjolive parce qu’on n’ose pas regarder la réalité.
Ou on se rabaisse parce qu’on n’arrive pas à reconnaître sa valeur.

Dans les deux cas, il manque quelque chose de fondamental :
la capacité à se voir avec lucidité et avec dignité.

Être lucide ne veut pas dire se mépriser.
Être honnête ne veut pas dire se maltraiter.
Voir ses angles morts ne veut pas dire s’écraser.

Tu peux regarder le réel… sans cesser de t’aimer.

La vraie congruence, ce n’est pas être parfaite

Être congruente, ce n’est pas ne jamais te tromper.
Ce n’est pas être toujours cohérente.
Ce n’est pas être sans contradiction.

Être congruente, c’est ne plus te trahir autant.

C’est réduire l’écart entre :

  • ce que tu ressens,
  • ce que tu dis,
  • ce que tu fais,
  • et ce que tu veux profondément incarner.

C’est remettre un peu plus de vérité dans ta vie.
Un peu plus de réel.
Un peu plus de matière.
Un peu plus de présence à toi-même.

Et c’est cela qui restaure peu à peu l’estime de soi.

Pas la façade.
Pas le discours.
Pas l’identité vendue aux autres.

La vérité vécue.

En résumé, quand tu te racontes une histoire sur toi qui ne correspond pas à la réalité :

  • tu t’éloignes de toi,
  • tu affaiblis ton estime,
  • tu brouilles ta lucidité,
  • tu entretiens l’auto-sabotage,
  • et ton corps finit souvent par exprimer ce décalage.

Mais il y a une bonne nouvelle :

Tu n’es pas enfermée dans ce que tu crois être.
Tu peux agir autrement.
Tu peux regarder les faits.
Tu peux remettre de la vérité.
Tu peux sortir des illusions.
Tu peux t’aimer sans t’enjoliver.
Et tu peux redevenir fière de toi, non pas pour une image… mais pour une présence plus juste à ce que tu es.

Parce qu’au fond, la question n’est pas :

“Quelle image est-ce que je donne ?”

La vraie question est :

Est-ce que ce que je raconte sur moi est en train de m’éloigner… ou de me rapprocher de moi-même ?

Pour conclure...

Il y a quelque chose de profondément libérateur à arrêter de se mentir.

Pas pour se juger.
Pas pour se casser.
Pas pour se faire honte.

Mais pour revenir à un endroit plus vivant.

Un endroit où tu peux enfin dire :
“Voilà ce qui est.”
“Voilà ce que je fais vraiment.”
“Voilà ce que je ressens vraiment.”
“Voilà ce que je veux changer.”
“Et voilà ce que je choisis d’incarner, pas à pas.”

La vérité ne te rapetisse pas.
Au contraire, elle te redonne du levier.

Et parfois, c’est là que la vie recommence à circuler.

Peut-être que tu t’es reconnue dans cet épisode.

Peut-être que toi aussi… tu portes une “robe” qui ne te correspond plus complètement.

Et si aujourd’hui…
tu commençais simplement par desserrer un peu ?

Juste un peu.

Parce que ton corps…
lui, sait déjà qui tu es.

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Véronique Grobet - Santé féminine

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